Dream or... dream ?

Dream or... dream ?
En cette période de fin d'année. Oui, nous y sommes déjà. Les sapins, boules et autres décorations fleurissent dans nos magasins. Donc, comme nous disions, en cette période de fin d'année. Oui il est vrai que les coffrets CD, DVD et autres Blue Ray, fleurissent, bourgeonnes, même dans nos super-marchés, où tout se vend... fleurs (pauvres fleuristes), scooter (pauvres scouts), télé digitale à écran plasma subsonique avec hauts parleurs dolby surround THX à effet 3D pour plus de confort sonore et visuel (pauvres.. heu..), peut-être bientôt nos médicaments et, qui sait peut-être même un jour des êtres humains de substitution (pour ceux qui ont vu "clones" avec Bruce Spr.. heu Willis). Donc comme nous le disions, nous voilà depuis maintenant quelques semaines, en période de fête. D'ailleurs, je suis surpris de voir qu'à peine la foire, la kermesse de Liège terminée, l'installation du marché de noël est déjà lancée. En effet, on démonte une grande roue pour en monter une autre.. La même.. c'est une question qui me turlupine (du verbe turlupiner.. d'ailleurs, je me demande d'où sa vient). Soit. Donc, en cette période de fin d'année, nous voyons pourrir et fleurir des tas de futurs cadeaux à acheter dans nos si jolis magasins. Demandons-nous, avant d'aborder le sujet de cet article, le pourquoi créer, toujours à Liège (désolé pour ceux qui n'y viennent pas), un superbe centre commercial digne du XXIème siècle, alors qu'il existe déjà à Liège, la galerie Belle-Île, les galeries Saint Lambert, l'ilot Saint-Michel, les nombreux magasins dans les rues piétonnes, aux alentours de la place Cathédrale, et autres magasins dans la rue Saint Gille et ailleurs, sans compter les magasins en périphérie, comme le Cora et C à Rocourt, les nombreux magasins à Herstal et j'en passe sûrement. Seul un économiste pourrait nous dire si cela est une bonne idée de créer encore des magasins. Peut-être... peut-être pas. Espérons tout de même que cela a été pensé. Liège devra attirer plus encore de touristes afin que ceux-ci viennent dépenser leur argent dans nos magasins. Il ne serait, en effet pas prudent, de ne compter que sur le porte-monnaie du Liégeois. En effet, le Liégeois n'a pas encore accès à un clone de substitution et ne peut donc se rendre par un beau samedi après-midi, à belle île, aux galeries Saint-Lambert et à la Médiacité... pour ce pas citer son nom. Enfin. Donc, en cette fin d'année, les articles cadeaux se propagent comme une traînée de poudre. On pourrait dire de sable même, mais bon le sable ne prend pas feu.. Et puis, le marchand.. qui ne demande, d'ailleurs, jamais d'argent, ne serait pas content. Soit. Les livres se répandent dans les librairies. Et c'est effrayant. que devons-nous lire ? Dirigez-vous vers votre rayon spiritualité. Des livres sur les écritures, sur la bible, le coran, le .. etc. non, pas de ce côté, nous parlons de vraie spiritualité. Ah, nous y voici. "Les anges sont parmi nous", "Guérir avec son âme" etc. Cherchons un livre sur l'interprétation des rêves... étrange, rien ne s'y trouve. La gentille dame, avec le sourire jusque par terre, nous indique qu'il faut chercher dans le rayon psychologie... Bien sûr !

Il est étrange de trouver différents titres de livres, accolés les uns aux autres : "Gagner l'estime de soi", "Savoir parler avec votre enfant". Tiens des méthodes pour vivre.. Femme d'aujourd'hui de juin : "Le régime qui vous fera maigrir sans peine". Femme d'aujourd'hui de juillet : "Le régime de l'été pour perdre les kilos en trop". Femmes d'aujourd'hui septembre : "Repartez du bon pied pour la rentrée". Femmes d'aujourd'hui octobre : "le régime ultime". Femmes d'aujourd'hui novembre etc. Comment un magasine peut-il continuer à se vendre alors qu'il propose des régimes miracles chaque mois ? Nous pouvons nous demander si effectivement, il existe un régime qui fonctionne vraiment, donc, une méthode qui fonctionne vraiment. Revenons à notre rayon psychologie.. "Parlez avec votre enfant." etc. Des livres de savoir.. non des méthodes... du comment faire.. du comment faire avec ces objets qui nous entourent etc. Et ça se vend.. et il en paraît régulièrement plus que régulièrement. Tient, n'existe-t-il pas un rayon ésotérisme ? Il doit être caché^ ^. Tient des livres sur les rêves... un dictionnaire, un second, un troisième.. de toutes tailles, de toutes les couleurs.. Ce sont de beaux ouvrages, sans nul doute. Comme il est étrange de ne pas trouver ces dictionnaires dans une bibliothèque universitaire.. Etrange en effet. Je rêve d'un soleil qui m'éblouit tellement que je me réveille, en sueur. Prenons notre dictionnaire et allons voir à soleil. Ah, c'est donc ça ce que j'ai rêvé.. c'est plus clair maintenant. J'ai rêvé d'un soleil car le soleil représente la vie et la force de l'être. Justement c'est ce dans quoi je suis dans ma vie actuellement. Je réussi tout ce que j'entreprends et je.. Digne de l'horoscope. Comment peut-on accorder du sérieux à ce genre de livre ?

Ce genre de livre, pour utiliser, à nouveau, le mot genre, pose un axiome, qui est l'univocité du signifiant. Or un signifiant, autant symbolique qu'il soit, reste équivoque. Il n'y a donc pas de symbolique commune à chaque être vivant. La signification donnée pour un objet rêvé, ne résiste pas à la singularité, du moins, lorsque le sujet est dans l'énonciation, et non dans l'énoncé. Seul le savoir du sujet peut parler du sujet. L'image ne se reflète donc jamais. Et c'est en ça que réside, probablement, un souffrance de l'esprit. D'où la méthode à utiliser, ou dirions-nous, un besoin de rêver.
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# Posté le dimanche 15 novembre 2009 06:57

Modifié le jeudi 19 novembre 2009 11:49

Censure et démocratie

Censure et démocratie
Martyrs, film réalisé par Pascal Laugier et sorti depuis ce 5 novembre 2008 en Belgique (3 septembre en France). Ce film a fait parler de lui bien avant sa sortie officielle et ce par rapport à une éventuelle interdiction aux mineurs. Mais après plusieurs rebondissements, le film ne s'est finalement pas vu attribuer un interdit au moins de 18 ans. La démocratie et la liberté d'expression l'ont emportés. Car il s'agit bien de cela : la revendication à une liberté d'expression et à côté de cela la revendication à ce que le film soit disponible dans un maximum de salles. Ce qui n'aurait pas forcément été le cas dans le cas inverse...

Peut-on comparer l'Exorciste ou encore Orange mécanique à Martyrs ? Probablement que oui. Non dans le genre, mais dans le bousculement du spectateur, car on ne s'attend pas à voir ça.

"Une fillette de dix ans est retrouvée sur la route. Elle a subit de la maltraitance... 15 ans ont passés, elle revient se venger."

Ce qui est inquiétant, c'est la facilité avec laquelle un enfant de 12 ans pourrait accéder à ce film. Sans faire de mauvaise publicité, prenons l'exemple du Kinépolis. Prendre ses places pour un film interdit au moins de 16 ans... un jeu d'enfant... et c'est le cas de le dire. Plus besoin de passer par le guichet. Les machines accueillent le client et sa carte de banque sans question ni hésitation. Ce n'est pas non plus l'agent d'accueil, autrement dit le gars qui déchire les tickets à l'entrée, qui s'inquiétera de cela.

"Salle 8 à votre gauche..."

J'ai douze ans... nous sommes mardi 11 novembre, séance de 18h. Parfait, nous sommes entrés. Avec ou sans le bon billet... peu importe, l'agent d'accueil est un robot. Probablement a-t-il déjà travaillé dans ces fast-food nous provenant des USA.

Nous voilà dans le grand hall. Pop-corn... quelle salle, quel film va-t-on choisir ? Prenons la salle 8... De toutes façons, c'est Martyrs que l'on veut voir. Film interdit au moins de 16 ans, c'est d'autant plus excitant.

Malheureusement et ce n'est pas précisé. Martyrs n'est pas un film d'horreur. C'est un drame angoissant où l'adulte, lui-même, est confronté à la pire horreur humaine, à ce quelque chose presque impossible à dialectiser, et ce, d'autant plus, au vu d'une réalisation basée sur un certain réalisme. Cela aurait été un film d'horreur si les monstres étaient restés monstres, c'est-à-dire ceux qui sont donné à voir, mais qui restent à leur place. A cette place où l'on ne voit pas tout à fait, et qui fait d'un film qu'il peut être d'horreur.

Ainsi, il ne s'agit pas un film d'horreur. C'est gore, c'est trash et c'est horriblement bien réalisé. Mais le genre se rapproche d'un drame / thriller étalant une jouissance froide presque inhumaine, ou disons hors discours...

C'est alors que ce même enfant de douze ans, en rentrant chez lui choqué, veut se distraire en regardant des vidéos d'animaux sur Youtube, site populaire. « On n'imagine pas ce que l'on peut trouver sur Internet ». Quelle jouissance de voir des dizaines et des dizaines de vidéos contre la vivisection, contre la maltraitance animale. Elles visent à sensibiliser. Elles choquent. Le sujet se retrouve embarqué dans sa propre jouissance et dans une jouissance commune propre à l'Homme normalisé.

"Passez une bonne soirée"
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# Posté le samedi 22 novembre 2008 07:55

Imposture

Imposture
La nuit n'est noire que parce que le soleil donne la lumière.
Ainsi le trou, ce n'est pas du vide. Le trou est l'absence et donc la présence d'absence. De ce quelque chose qui n'est pas. De ce quelque chose qui est parce qu'il n'est pas. Ce qui forme le trou, ce sont ses parois. Le trou est donc quelque chose de réel et d'existant. Cela ne résout en rien le problème.

Le propre d'un problème est de rester problème.

Ainsi s'il n'y a personne, l'arbre qui tombe dans la forêt, fait-il du bruit ?

La solution est dans le problème. La solution est le problème. Ce qui nous indique donc qu'il y a une limite, une limite à ce que les mots peuvent recouvrir. C'est en cela que la chose est compliquée. Une question ne demande pas forcément de réponse, surtout si elle n'est pas portée par un Autre.

Ainsi, "Être ou ne pas être, telle est la question", n'est pas une question en soi. Mais cela est bien une affirmation. C'est une sérénité de souffrance par laquelle l'être cesse de se questionner. Ce qui était devant ses yeux, tombe alors. Le point d'interrogation ne vient plus rappeler le manque et le fantasme de complétude.
Socrate pouvait renvoyer la question à son interlocuteur, lui démontrant que la question posée n'était pas une question. C'est comparable au silence de l'analyste. Et c'est dans ces moments, où le sujet aimerait sortir son Joker. Nul Joker n'existe hormis celui qui nous forcera à sourire.
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# Posté le jeudi 07 août 2008 11:56

Modifié le lundi 10 novembre 2008 13:12

Les quatre sans cou

Les quatre sans cou
Ils étaient quatre qui n'avaient plus de tête,
Quatre à qui l'on avait coupé le cou,
On les appelait les quatre sans cou.

Quand ils buvaient un verre,
Au café de la place ou du boulevard,
Les garçons n'oubliaient pas d'apporter des entonnoirs.

Quand ils mangeaient, c'était sanglant,
Et tous quatre chantant et sanglotant
Quand ils aimaient, c'était du sang.

Quand ils couraient, c'était du vent,
Quand ils pleuraient, c'était vivant,
Quand ils dormaient, c'était sans regret.

Quand ils travaillaient, c'était méchant,
Quand ils rôdaient, c'était effrayant,
Quand ils jouaient, c'était différent.

Quand ils jouaient, c'était comme tout le monde,
Comme vous et moi, vous et nous et tous les autres,
Quand ils jouaient, c'était étonnant.

Mais quand ils parlaient, c'était d'amour.
Ils auraient pour un baiser
Donné ce qui leur restait de sang.

Leurs mains avaient des lignes sans nombre
Qui se perdraient parmi les ombres
Comme des rails dans la forêt.

Quand ils s'asseyaient, c'était plus majestueux que des rois
Et les idoles se cachaient derrière leur croix
Quand devant elles ils passaient droits.

On leur avait rapporté leur tête
Plus de vingt fois, plus de cent fois.
Les ayant retrouvés à la chasse ou dans les fêtes,

Mais jamais ils ne voulurent reprendre
Ces têtes où brillaient leurs yeux,
Où les souvenirs dormaient dans leur cervelle.

Cela ne faisait peut-être pas l'affaire
Des chapeliers et des dentistes.
La gaîté des uns rend les autres tristes.

Les quatre sans cou vivent encore, c'est certain.
J'en connais au moins un
Et peut-être les trois autres.

Le premier, c'est Anatole,
Le second, c'est Croquignole,
Le troisième c'est Barbemolle,
Le quatrième, c'est encore Anatole.

Je les vois de moins en moins,
Car c'est déprimant, à la fin,
La fréquentation des gens trop malins.


Robert Desnos (1934)

# Posté le dimanche 29 juin 2008 06:48

Modifié le dimanche 29 juin 2008 12:35

Google façon éthique

Google façon éthique
Certains en ont peut-être entendu parler. Certains ont peut-être reçu un e-mail les informant de l'arrivée de ce nouveau "moteur de recherche". La première réaction est habituellement, une satisfaction, ou un engouement à utiliser ce nouvel outil. Mais ensuite vient la retenue et le questionnement. Et si... Et si, c'était une arnaque ? Question qui a retardé la mise en ligne de cet article. Après quelques enquêtes (ça fait bien ce mot^^), un article a été trouvé sur le site de Hoaxbuster : un article sur Ethicle

Ici l'article expliquant ce qu'est Ethicle et ce qu'il vise. http://www.ledevoir.com/2008/02/25/177661.html


Voilà. En deux mots, Ethicle est un moteur de recherche se voulant "éthique", et basé sur le fonctionnement Google. Les recherches faites avec ce moteur génèrent de l'argent, qui sera reversé à des associations telles que le WWF, Amnesty International etc.
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# Posté le dimanche 30 mars 2008 05:36

Modifié le lundi 12 mai 2008 06:01