Martyrs, film réalisé par Pascal Laugier et sorti depuis ce 5 novembre 2008 en Belgique (3 septembre en France). Ce film a fait parler de lui bien avant sa sortie officielle et ce par rapport à une éventuelle interdiction aux mineurs. Mais après plusieurs rebondissements, le film ne s'est finalement pas vu attribuer un interdit au moins de 18 ans. La démocratie et la liberté d'expression l'ont emportés. Car il s'agit bien de cela : la revendication à une liberté d'expression et à côté de cela la revendication à ce que le film soit disponible dans un maximum de salles. Ce qui n'aurait pas forcément été le cas dans le cas inverse...
Peut-on comparer l'Exorciste ou encore Orange mécanique à Martyrs ? Probablement que oui. Non dans le genre, mais dans le bousculement du spectateur, car on ne s'attend pas à voir ça.
"Une fillette de dix ans est retrouvée sur la route. Elle a subit de la maltraitance... 15 ans ont passés, elle revient se venger."
Ce qui est inquiétant, c'est la facilité avec laquelle un enfant de 12 ans pourrait accéder à ce film. Sans faire de mauvaise publicité, prenons l'exemple du Kinépolis. Prendre ses places pour un film interdit au moins de 16 ans... un jeu d'enfant... et c'est le cas de le dire. Plus besoin de passer par le guichet. Les machines accueillent le client et sa carte de banque sans question ni hésitation. Ce n'est pas non plus l'agent d'accueil, autrement dit le gars qui déchire les tickets à l'entrée, qui s'inquiétera de cela.
"Salle 8 à votre gauche..."
J'ai douze ans... nous sommes mardi 11 novembre, séance de 18h. Parfait, nous sommes entrés. Avec ou sans le bon billet... peu importe, l'agent d'accueil est un robot. Probablement a-t-il déjà travaillé dans ces fast-food nous provenant des USA.
Nous voilà dans le grand hall. Pop-corn... quelle salle, quel film va-t-on choisir ? Prenons la salle 8... De toutes façons, c'est Martyrs que l'on veut voir. Film interdit au moins de 16 ans, c'est d'autant plus excitant.
Malheureusement et ce n'est pas précisé. Martyrs n'est pas un film d'horreur. C'est un drame angoissant où l'adulte, lui-même, est confronté à la pire horreur humaine, à ce quelque chose presque impossible à dialectiser, et ce, d'autant plus, au vu d'une réalisation basée sur un certain réalisme. Cela aurait été un film d'horreur si les monstres étaient restés monstres, c'est-à-dire ceux qui sont donné à voir, mais qui restent à leur place. A cette place où l'on ne voit pas tout à fait, et qui fait d'un film qu'il peut être d'horreur.
Ainsi, il ne s'agit pas un film d'horreur. C'est gore, c'est trash et c'est horriblement bien réalisé. Mais le genre se rapproche d'un drame / thriller étalant une jouissance froide presque inhumaine, ou disons hors discours...
C'est alors que ce même enfant de douze ans, en rentrant chez lui choqué, veut se distraire en regardant des vidéos d'animaux sur Youtube, site populaire. « On n'imagine pas ce que l'on peut trouver sur Internet ». Quelle jouissance de voir des dizaines et des dizaines de vidéos contre la vivisection, contre la maltraitance animale. Elles visent à sensibiliser. Elles choquent. Le sujet se retrouve embarqué dans sa propre jouissance et dans une jouissance commune propre à l'Homme normalisé.
"Passez une bonne soirée"
Peut-on comparer l'Exorciste ou encore Orange mécanique à Martyrs ? Probablement que oui. Non dans le genre, mais dans le bousculement du spectateur, car on ne s'attend pas à voir ça.
"Une fillette de dix ans est retrouvée sur la route. Elle a subit de la maltraitance... 15 ans ont passés, elle revient se venger."
Ce qui est inquiétant, c'est la facilité avec laquelle un enfant de 12 ans pourrait accéder à ce film. Sans faire de mauvaise publicité, prenons l'exemple du Kinépolis. Prendre ses places pour un film interdit au moins de 16 ans... un jeu d'enfant... et c'est le cas de le dire. Plus besoin de passer par le guichet. Les machines accueillent le client et sa carte de banque sans question ni hésitation. Ce n'est pas non plus l'agent d'accueil, autrement dit le gars qui déchire les tickets à l'entrée, qui s'inquiétera de cela.
"Salle 8 à votre gauche..."
J'ai douze ans... nous sommes mardi 11 novembre, séance de 18h. Parfait, nous sommes entrés. Avec ou sans le bon billet... peu importe, l'agent d'accueil est un robot. Probablement a-t-il déjà travaillé dans ces fast-food nous provenant des USA.
Nous voilà dans le grand hall. Pop-corn... quelle salle, quel film va-t-on choisir ? Prenons la salle 8... De toutes façons, c'est Martyrs que l'on veut voir. Film interdit au moins de 16 ans, c'est d'autant plus excitant.
Malheureusement et ce n'est pas précisé. Martyrs n'est pas un film d'horreur. C'est un drame angoissant où l'adulte, lui-même, est confronté à la pire horreur humaine, à ce quelque chose presque impossible à dialectiser, et ce, d'autant plus, au vu d'une réalisation basée sur un certain réalisme. Cela aurait été un film d'horreur si les monstres étaient restés monstres, c'est-à-dire ceux qui sont donné à voir, mais qui restent à leur place. A cette place où l'on ne voit pas tout à fait, et qui fait d'un film qu'il peut être d'horreur.
Ainsi, il ne s'agit pas un film d'horreur. C'est gore, c'est trash et c'est horriblement bien réalisé. Mais le genre se rapproche d'un drame / thriller étalant une jouissance froide presque inhumaine, ou disons hors discours...
C'est alors que ce même enfant de douze ans, en rentrant chez lui choqué, veut se distraire en regardant des vidéos d'animaux sur Youtube, site populaire. « On n'imagine pas ce que l'on peut trouver sur Internet ». Quelle jouissance de voir des dizaines et des dizaines de vidéos contre la vivisection, contre la maltraitance animale. Elles visent à sensibiliser. Elles choquent. Le sujet se retrouve embarqué dans sa propre jouissance et dans une jouissance commune propre à l'Homme normalisé.
"Passez une bonne soirée"


