Un savoir qui ne s'apprend ni dans les livres, ni dans les écoles, ni dans les universités. Un savoir où il n'y a aucune formation possible. Un savoir qui n'en n'est pas vraiment un. Mais un savoir tout de même. Tout de même, en dépit de tout et malgré tout. Malgré tout, il est tout de même envers et contre tout, un savoir qui n'en n'est pas un. Il n'est pas enseigné, il est parlé, mais pas enseigné. Que ceux qui croient se retrouver face à un enseignant et face à un enseignement, qu'ils arrêtent tout de suite. Il n'y a rien à savoir finalement. Pourquoi parler de ceci alors ? Parce qu'il y a un moyen, un seul et unique moyen. Il est contraignant, peut-être est-il la chose la plus contraignante et la plus difficile qu'il soit. C'est fatigant, décourageant, frustrant, destructeur, ravageur, coûtant. Oui, coûtant, ça coûte et c'est coûté. Et là est la nécessité, la nécessité du coût. On paie, et ça finit par nous coûter. On paye et on n'avance pas. On paie et la douleur est encore plus forte. On paye et les mots sont comme des choses ignorées de tous les temps, que l'on redécouvre à chaque bond. On paie son silence, on paie sa duperie, on paie, même quand on ne veut pas. On paie ce qui nous en coûte et on paie pour que ça puisse enfin nous coûter. Ça nous coûte et ça nous coûte. Mais envers et contre tout, malgré tout et en dépit de tout, on continue à cracher et à perdre. Et c'est en cela que réside la rédemption, la possibilité de se racheter, de payer ce qui n'a pas été payé, pour enfin connaître la liberté, ou plutôt le déchirement. Que cela nous coûte enfin afin que cela ne nous en coûte plus. De quoi je parle ? Ben d'une analyse...


